Eglise Saint Loup

L’église construite en grès de la région appelée aussi arkose est représentative de l’art roman en Livradois. Ses origines sont anciennes et probablement du XIIème et XIIIème siècles pour certaines parties comme l’abside en hémicycle. De cette époque, il subsiste le choeur et en particulier l’abside avec ses modillons figurés et ses cordons à billettes. Sur la voûte, on remarque quelques traces de peintures murales. Sur la nef dont la voûte de transition a été dénaturée, on peut voir quelques détails de l’époque romane comme une console sculptée qui reçoit l’arc doubleau du choeur.
Au XVème, on a ajouté une nef latérale sur le flan sud. (Extrait des mémoires de l’académie des sciences et belles lettres de Clermont-Ferrand de 1870). La travée droite qui lui fait suite a été ajoutée au nord à des éléments romans laissés en place, alors que la face sud a été réalisée en style gothique. La nef, couverte d’un berceau brisé, comprend cinq travées séparées par des doubleaux. De petites baies en plein cintre éclairent l’abside, les autres ouvertures sont en arcs brisés avec remplages tréflés. Elles sont garnies de vitraux de Champrobert, de la Veuve Mailhot et Taureilles, maîtres verriers à Clermont, la plupart donnés par la famille de Pierre et timbrés à leurs armes. Le chevet est décoré d’un cordon de billettes et de modillons à copeaux et à figures. Le porche extérieur est porté par deux colonnes en Volvic. En 1879, d’importants travaux d’extension ont été réalisés concernant la dernière travée ouest, le clocher et le porche ouest. Les autels, la chaire à prêcher, de nombreuses statues et ornements sont du XIXe siècle ainsi que les 16 verrières, signées de maîtres verriers clermontois.

On remarque aussi un gisant en cire sous le maître-d’autel représentant Ste Eutichiana et une statue en bois polychrome de Saint Roch datant du XVIIIème siècle et classée en 1982. Une piéta est également remarquable.

Croix de chemin

La croix de chemin classée datée avec précision du 18 janvier 1603 est accompagnée des représentants de Saint Loup de Sens, patron de la paroisse et protecteur des malades, ainsi que de Sainte Marthe, invoquée contre la peste à cause de son goupillon.
Cette croix comme bien d’autres en Auvergne commémore à peu près l’épidémie de peste qui a sévit en Auvergne à cette époque.

Monument aux morts

Le monument aux morts de Sermentizon datant de 1920 est assez particulier avec un coq gaulois : pas de soldat en armes mais le coq symbolisant la patrie, debout et presque arrogante et la croix de guerre entourée par une écharpe végétale.

Ce monument aux morts situé place de l’église, est construit en pierre de Volvic sur lequel sont gravés les 41 noms de soldats sermentizonnais décédés lors de la première guerre mondiale et classés par année. Une palme est fixée sur le monument qui est surmonté d'un magnifique coq sculpté.

Ce coq est l’œuvre de Prosper Jean Lecourtier, sculpteur animalier français.     

Il est né le 12 juillet 1851 à Gremilly et mort en 1924 à Paris. Il est élève de Frémiet. Emmanuel Frémiet (1824-1910) semble avoir légué à son élève sa passion pour le monde animalier.  Ce dernier excellait dans la production d'animaux dans un style naturaliste et consacra l'essentiel de sa carrière à la sculpture animalière (on peut admirer son Eléphant réalisé pour l'exposition universelle de 1878 sur le parvis du musée d'Orsay) et aux statues équestres comme la célèbre Statue de Jeanne d'Arc érigée sur la Place des Pyramides à Paris. En 1892, Frémiet succéda à Antoine-Louis Barye comme professeur de dessin animalier au musée d'Histoire Naturelle. 

Lecourtier exprima son talent à travers des sculptures de dimensions modestes. On retrouve dans ses sculptures de scènes de chasse l'influence de son maître, cependant Lecourtier se détache de son modèle par l'intégration du mouvement comme le montre ses sculptures de chiens de chasse ou de cerfs et de biches passées en vente récemment. Lecourtier, par son apprentissage dans l'atelier de Frémiet mais aussi par son amour des animaux et sa virtuosité technique, possède un réel sens du naturalisme dans le modelé anatomique et les expressions des animaux représentés. Son talent était déjà reconnu de son vivant puisqu'il remporta plusieurs médailles au Salon et lors des expositions universelles. Il est notamment l'auteur d'une statue en fonteLe Cerf, érigée au parc des Promenades de Wassy dans la Haute-Marne

Il a été réalisé à la fonderie d’art du Val d’Osne.

Le Val d'Osne est un écart de la commune d'Osne-le-Val dans la Haute-Marne. Les ateliers, créés en 1836 par Jean-Pierre-Victor André pour fabriquer du mobilier urbain et de la fonte décorative, deviennent rapidement la plus importante production de fonte d'art en France sous le nom de fonderie d'art du Val d'Osne

La chapelle du cimetière

La chapelle du cimetière appartient aux monuments nationaux.

Elle a été construite en 1876 à la demande de la Comtesse De Pierre, propriétaire du château d’Aulteribe.  Tout autour, on trouve les concessions de la famille De Pierre ainsi qu'à l'intérieur de la chapelle où le comte René De Pierre et sa femme ont été inhumés.

L’entrée du cimetière construite probablement à la même époque est aussi à découvir.

Borne milliaire

La borne milliaire située sur la propriété du château d’Aulteribe à Sermentizon, et déplacée par Mme Onslow, se trouvait à l’origine au château du Cheix à Neuville. Elle servait d’indicateur de distance depuis la capitale des Arvernes.
Les bornes milliaires sont des colonnes romaines en pierre placées le long des itinéraires et plantées tous les milles romains (1.481 mètres, ou deux fois 1.000 pas). Elles affichaient la distance de la ville la plus proche et le nom de l’empereur qui l’avait fait ériger. On doit donc celle-ci à l’empereur Tibère Claude, qui a régné de -10 à 54. La borne mesure 2 mètres de haut et elle a un diamètre de 90 cm.

Autres patrimoines

Croix de mission - Sur la place au sud de l’église se dresse une croix de mission de 1897, en fonte, sur socle en pierre de Volvic.

Croix du Bé - Elle est située dans le bourg et pourrait être d’époque Renaissance.

Plusieurs villages de la commune possèdent encore des fours banaux, restaurés, dont celui de Lavenal qui est utilisé par le club du 3ème âge pour préparer de succulentes pompes et par l’amicale laïque qui fait cuire chaque année la fameuse tripe du Pialoux.